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Lipofilling

Augmentation mammaire par transfert de graisse ou Lipofilling

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INTERVENTION

1h à 1h30

ANESTHÉSIE

Générale

HOSPITALISATION

Une nuit en clinique

CONVALESCENCE

3 jours à 1 semaine

Principes de l'intervention

Le principe du transfert de graisse dans les seins va permettre de redonner du volume à la poitrine d’une façon naturelle, sans prothèses mammaires et donc sans corps étranger L’avantage secondaire de cette technique est que le prélèvement de graisse est une lipoaspiration classique. On enlève donc de la graisse où elle est en trop pour la réinjectée dans les seins.

L’injection de graisse dans les seins permet une augmentation plus modérée de volume qu’avec des prothèses mammaires, du fait de la résorption d’une partie de la graisse injectée ( 30% à 40% environ). Le lipofilling mammaire peut créer une augmentation de volume équivalent à une prothèse de 200 cc environ, soit entre 1 et 2 bonnets d’augmentation en une intervention. Une seconde intervention pourra ceci-dit permettre d’obtenir un volume plus important à 4 mois d’intervalle, voire même de créer une poitrine importante, pour autant qu’il y ai suffisamment de graisse disponible. 

 

Le lipofilling est donc indiqué pour l’hypotrophie mammaire modérée mais également dans les cas d’asymétrie mammaire modérée.

 

Le transfert de graisse peut aussi être utile en association à une augmentation mammaire par prothèses mammaires chez une patiente mince, chez qui les contours de l’implant risquent d’être visibles.

Il peut aussi servir lors de retouches afin d’améliorer les contours du sein, chez une patiente porteuse de prothèses mammaires (réduction de plis, amélioration du galbe du sein…), on parle alors de liposculpture ou lipostructure des seins.

Critères pour permettre l’augmentation mammaire par Lipofilling :

En suisse, la Société Suisse de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SSCPRE) a défini des critères précis pour autoriser cette procédure, qui correspondent aux cas de faible risque de coïncidence avec un cancer du sein :

Intervention

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale.

Le tissu graisseux est prélevé à l’aide d’une fine canule d’aspiration de la même manière qu’au cours d’une lipoaspiration. 

Avant de réaliser la réinjection de la graisse prélevée, la graisse est centrifugée ou décantée quelques minutes. Cela permet de séparer les cellules graisseuses intactes, qui seront greffées.

La réinjection du tissu graisseux se fait à partir de micro-incisions de 1 à 2 mm dans le sillon sous-mammaire, il n’y a donc pas de cicatrices.

La graisse est injectée dans la glande, justue sous la peau, entre la glande et le muscle grand pectoral.

Après l'intervention

L’hospitalisation est courte avec sortie le jour même en ambulatoire, ou le lendemain si les volumes prélevés sont importants.

Les douleurs sont en général modérées, plus importantes au niveau des zones aspirées, et soulagées par les antalgiques simples.

Il est classique de présenter après l'intervention des ecchymoses (bleus) au niveau des zones de prélèvements.

Les œdèmes sur les zones de prélèvement et les seins qui disparaissent entre 1 et 3 mois.

La patiente doit s’engager à un suivi clinique et radiologique régulier annuel.

 

Le résultat final s’obtient entre 4 et 6 mois, après résorption de la graisse non revascularisée.

Si la résorption est importante, ce qui varie d’une patiente à l’autre, ou si la patiente souhaite un volume plus important,une seconde intervention peut être réalisée en moyenne 6 mois après la première.

Au-delà de 6 mois, le résultat est considéré comme définitif. Il est le plus souvent très satisfaisant, apportant une nette augmentation de volume, avec amélioration du galbe du sein. Cependant, il faut savoir que la graisse a une mémoire génétique, et de fait, lorsque la patiente grossit ou maigrit, le volume des seins varie de la même façon.

Pas d'antécédent personnel ou familial de cancer du sein

Un bilan radiologique  préopératoire (échographie et mammographie) réalisé par un radiologue est indispensable, et sa normalité (Birads 1 ou 2) est le préalable indispensable à la réalisation de cette intervention.

La SSCPRE recommande que la patiente s’engage à faire réaliser un bilan d’imagerie de référence un an après cette intervention, si possible par le même radiologue, puis à rester sous surveillance médicale régulière.

Morphotype adapté :  l’augmentation mammaire par lipostructure n’est possible que lorsque la patiente présente suffisamment de zones donneuses de graisse.

DOCUMENTATION

Transfert graisseux dans les cas d'augmentation mammaire à visée esthétique ou pour malformations congénitales

Cette fiche d'information a été conçue comme un complément à votre première consultation, pour tenter de répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser si vous envisagez d'avoir recours à un transfert graisseux autologue.

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